Journée Internationale des personnes en situation de handicap


Demain c'est la journée internationale des personnes en situation de handicap, et dans trop de pays encore l’exclusion scolaire marque le début d’une vie d’exclusion sociale.

 

On estime qu’un milliard de personnes dont 93 millions d'enfants dans le monde vivent avec un handicap, et rencontrent de multiples obstacles pour participer à la vie de la société à l’égal de leurs concitoyens.

 

Dans beaucoup de pays à faible revenu, les enfants en situation de handicap sont davantage susceptibles de ne pas aller à l’école que n’importe quel autre groupe. Même s’ils sont scolarisés, ils ont souvent une probabilité bien supérieure d’abandonner les études et de quitter l’école. Au Népal, par exemple, 85 % des enfants non scolarisés sont en situation de handicap. En Bolivie, on estime qu’un pourcentage de 95 % de la population âgée de 6 à 11 ans est scolarisé, contre seulement 38 % des enfants en situation de handicap.

 

Humanity Comes First encourage les gouvernements à ratifier et appliquer la Convention des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées qui prône des institutions incluvises.

 

Jusque là, le handicap était considéré comme un état de santé personnel étant le fait de l’individu et perçu une conséquence faisant que certains ne pouvaient fréquenter une école traditionnelle.

 

Jusqu'ici, en France et dans beaucoup de pays, la prise en charge des personnes en situation de handicap se basait sur le concept d'intégration. L’intégration désigne la plupart du temps l’adaptation d’individus désignés comme « différents » à une norme répandue et ses systèmes. Là où l'intégration exigeait une adaptation à sens unique, centrée sur la personne dite intégrée, l'inclusion implique que l'environnement d'accueil fasse également un effort d'adaptation pour favoriser l’inclusion des personnes concernées. Dans un processus d'inclusion, l'arrivée d'une personne qui ne se situe pas dans « la norme » oblige à questionner ladite norme, là où une démarche d'intégration impliquait surtout une nécessité pour les personnes de s’y conformer. Cela a pour conséquence de toujours renforcer la norme et contribue au processus de production du handicap.

 

Dans la philosophie de l'inclusion, la nouvelle définition interactive de la situation de handicap fait entrer tout individu dans la normalité au regard des institutions.

 

La norme, c’est-à-dire la frontière d’inclusion, est élargie à tous.

 

Les environnements, comme l'école doivent être alors normés pour tous, c'est à dire accessible à tous. Là où l’intégration renforçait la norme établie, l’inclusion fait varier la norme pour y inclure toutes les singularités propres à l'humain.

 



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